Le monde virtuel invite à mettre à nu notre intimité. Il ne suggère pas, il étale sans retenue les sentiments les plus personnels, les histoires les plus douloureuses.
Grande foire nauséabonde où on met nos tripes sur la table. On nous habitue et on habitue à l’indécence et on finit par trouver naturel de livrer aux voyeurs anonymes les secrets que nous ne livrerions qu’avec peine à nos amis les plus proches.
Construire un cercle d’intimité avec soin et discernement n’a alors plus beaucoup de sens. On ne choisit donc plus ni son confesseur, ni le lieu de sa confession : L’exposition de l’intime devient banale...