peinture fluide sur photographie
la peinture coule partout sur l'espace pictural comme un moment unique de surgissement à la vie pour relier et tisser un lien entre les formes visuelles de la photographie et créer un espace homogène et harmonieux qui m'a rappelé une autre fois les profondeurs utérines et humides.
Gaston Bachelard dans L'Eau et les rêves disait que l'eau maternelle et l'eau féminine lient le cycle de la mère - paysage au sentiment de la Nature : « Ce n'est pas la connaissance du réel qui nous fait aimer passionnément le réel. C'est le sentiment qui est la valeur fondamentale et première. La nature on commence par l?aimer sans la connaître " (1)
La mer est la matrice originelle de toute création. elle est la grande femelle du globe, dont l'infatigable désir, la conception permanente, l'enfantement, ne finit jamais. Tout sort et tout y retourne "nous portons en nous cette mer recommencée. Notre mémoire commune sera cette faille partagée, tempête un instant arrêtée, par la quelle nous pouvons nous parler. Parce qu'aussi dans nos corps, notre sang est salé comme les larmes et la mer, d'où nous venons. Immémoriale et plus jamais habitable, immensité à notre image, intime et étrangère." (2)
1: gaston Bachelard, L'Eau et les rêves, collection Biblio-essais, Livres de poche, p. 132 p.133.
2: Espaces et mémoires, Actes du 2 ème congrès méditerranéen d'esthétique, Carthage du 6 au 8 mars 2003, Atep & Magreb Diffusion, Tunis 2005, Cité par Eliane Chiron : « Mémoire, interdites, espaces inhabitables,p.417.