En traversant ce cimetière, j'étais à chaque fois émerveillée par l'étendue bleu azur de la mer et la blancheur des tombes éparpillées sur la surface ocre du rivage. Dans cet espace associé communément au chagrin et à la peine, je n'ai jamais éprouvé une sensation d'effroi ou de tristesse. Au contraire, je me sentais toujours calme et sereine, bien dans ma peau, rechargée d'une énergie vitale. Étrangement, une joie de vivre et d'aimer me submergeait.
Contrairement aux autres cimetières qui sont des lieux sacrés, clos et qui se définissent avant tout par un dedans et un dehors, le cimetière de Mahdia ne pose pas la question des frontières, vu qu'il n'y a ni portes, ni barrières. Tout est fait pour rendre mobile les limites entre la vie et la mort.
Ce lieu illimité est plein de vie au point qu'en passant entres les tombes, je ne pense pas beaucoup aux êtres chers enterrés là-dessous, mais je me remémore plutôt les beaux souvenirs de mon enfance et de mon adolescence.
Cette fusion frappante entre la vie et la mort m'a permis de faire la distinction entre un cimetière ordinaire et le cimetière de "Mahdia" d'être en fait consciente que c'est un "cimetière marin"
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