Dimanche 16 juillet 2006 7 16 /07 /Juil /2006 00:00

"Dans mon travail artistique et littéraire, j'explore le sacré dans ce qu'il a de plus insaisissable. Mon esthétique du peu fait l'éloge de la lenteur dans ce monde de vitesse et de la marchandisation à outrance. Mon art en tant que pensée en mouvement, s'appuie sur une technique chromatique dépouillée et "minimaliste", une posture volontairement spiritualiste qui prétend rendre visible ce que d'ordinaire nous ne pourrions appréhender avec nos cinq sens, l'invisible".

Bona Mangangu

 

CE VICE IMPUNI

Les nombreux enfants d'ici, habillés d'uniformes bleu et blanc les jours d'école, ont les cailloux dans les poches comme tous les enfants du monde, les visages luisants de sueur, les yeux embués de songes et de malice, les regards limpides et bien souvent, entre cruautés enfantines, vannes, jurons et innocentes diableries, toujours une chanson..."

 

"On ne voyage vraiment que vers soi-même et vers les hommes mais il faut partir pour le savoir"

 

Kinshasa carnets nomades, Collection Encres noires, Ed l'harmattan Paris juin 2006, 13 euros. En librairie ou sur le net : alapage.com etc...

Bonne lecture!

www.editions-harmattan.fr

le livre

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21632

L'auteur

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=6924

 

 


Par Naufrage - Publié dans : OEUVRES D' ARTISTES - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 16 juillet 2006 7 16 /07 /Juil /2006 00:00

 

    J'éspére trouver qq chose d'intéressant 

       Que ferai-j avec ces piéces mécaniques??!

dés que je finisse ma peinture j'assemblerai mes piéces

Génial!! j'ai fait une sculpture!   

      Mais il lui manque qq chose?? elle est figée !! elle est sans vie

A travers ce moteur ! je donnerai la vie à ma sculpture 

             ouhé! ma sculpture est devenue une machine

Oh mon dieu!! elle ronfle comme un monstre!

elle est trés accélérée! je veux l'arreter

Ayeeeeeeee!! j'ai perdue ma main ....

ouffffff! quel cauchemer!!

 

 

L'homme et la machine

L’homme a toujours été préoccupé par l’évolution, le développement, afin de satisfaire ses besoins matérielles. Certes, la machine nous a procuré un confort matériel, sa découverte nous fait vivre aujourd’hui dans l’ère de la communication technologique à distance et de jour en jour, on manipule plus le monde

En contre partie, dans notre monde, l’envahissement de la machine a suggéré des rythmes statiques, des mouvements subversifs, des sons monotones… Cela prend  la rigueur d’une vie, d’un langage, qui raconte l’histoire de l’évolution de l’homme moderne. 

L’homme s’est transformé en machine, il bouge selon les lois de sa société moderne. Aujourd’hui, l’homme a cessé de penser et de choisir, car il est pris par un courant très puissant nommé la consommation.

Actuellement, l’homme vivant au rythme déchaîné des machines, vit pour consommer. L’influence publicitaire et ses couleurs vives ont tué la volonté humaine: le spectateur influencé arrête de penser et de choisir, il ne possède plus un  goût personnel, mais un  goût stéréotypé. 

De nos jours,  il n’est plus évident de vivre  loin de  la machine,  cette dernière semble s’unifier avec le quotidien de l’homme, elle lui est devenue indispensable.

L’homme a oublié ces plaisirs  instinctifs,  il perd de jour en jour le contact direct avec la matière. Tout ce qui l’entoure est virtuel et artificiel. Il  ne caresse plus le monde, mais il se contente de le voir à travers des écrans, comme la télé, l’ordinateur  et  l’Internet. Même  le contact entre les gens est devenu un contact à distance.

L’homme est piégé dans sa propre création. C’est au moment où la machine a envahi notre quotidien que l’étrange est devenu habituel, les rôles s’inversent; le créateur prend la place de l’objet créé.

 

 


Par Naufrage - Publié dans : BANDE DESSINÉE - Voir les 10 commentaires - Communauté : Les visions plastiques - Ecrire un commentaire
Dimanche 16 juillet 2006 7 16 /07 /Juil /2006 00:00
  • Me serrer contre toi me blottir en fermant les yeux 
  • Rêvasser et croître
  • Ne jamais s'arrêter 
  • Tu es là depuis l'origine 
  • Avec l'oiseau et le poisson
  • Pour mêler un baiser  
  • Dehors et dedans.
  • ...
  • C'est la qu'est le puits. Ta bouche contre la mienne comme Des gosses qui ont mangé des fraises, ou  fait tomber des pierres pour entendre jusqu'où on l'entendrait
  •  Thierry Metz Lettres à La bien – aimée 

Par Naufrage - Publié dans : POEISIE - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 16 juillet 2006 7 16 /07 /Juil /2006 00:00

  Croiser ta voix c’est entendre, au loin, un ruisseau.  

C’est aller y chercher de l’eau, t’en donner.

Et seulement du bout des doigts, connaître la soif. 

  

Thierry Metz .Lettres à La bien – aimée  

 


Par Naufrage - Publié dans : POEISIE - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /Juil /2006 00:00

 lifeunit

  Merci Bidules

 

 

 

 

PS: je m'excuse pour les fautes  de perspective  ( je ne suis pas forte en dessin :-) ) et  je m'excuse aussi pour la date affiché  en photo!! (mon appareil est en panne  et je n'ai que cette photo dans mon pc :(

 

  


Par Naufrage - Publié dans : Mes peintures - Voir les 3 commentaires - Communauté : peintres et tout les artistes - Ecrire un commentaire
Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /Juil /2006 00:00

 

"Se confondre avec la poussière, voilà l'identité profonde, la profondeur interne qui joint l'homme et la nature, de la cendre, de la terre d'ou nous procédons et ou nous retournons." (1)

Avec des grains de sables, j'ai construit une matiére lourde, pesante et semblant s'échapper vers le sol, son lieu d'origine, à la manière de Beuys qui expérimente de manière constante le phénomène de la pesanteur, de cette attraction qui nous rive à la terre et ramène chaque objet comme à son centre ou à son point focal.

La superposition des matiéres altérées et des peintures gratées sur l'espace de ma toile produit un aspect volumineux qui nous réfère au toucher. Cela s'est manifesté dans ma pratique par le fait de poser la matiére (soit de la pêinture empatée, soit le sable et d'autres medium), puis celui de la modifier par le grattage, ou bien accidentellement, à travers un geste brudque et imprévu.

Palper et sentir sous ses doigts la matière vive et vivante c'est en quelque sorte un retour vers nos origines, vers nos instincts. Prenons à titre d'exemple le bébé qui commence à découvrir les choses en les touchant.

je vois que le rapport à la matiére se passe avant tout par les sens, et essentiellement le toucher. Le rapport purement instinctif et naturel nous ramène à la primitivité, aux origines premières du monde

Je considére l'expérience tactile comme une solution pouvant remédier à la mort de l'authenticité dans ce monde moderne et artificiel, car je pense que quand on caresse le monde, on touche le fond des choses. Le plaisir de toucher permettra à l'homme d'étre plus conscient de son corps, de se remémorer inconsciemment létat originel

 


 

(1) Antonie tapiés: la pratique de l'art. Edition gallimard, Coll/ folio/ essaies, Paris 1974, P 211

 


Par Naufrage - Publié dans : Mes peintures - Voir les 10 commentaires - Communauté : peintres et tout les artistes - Ecrire un commentaire
Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 00:00

 

  

Peinture à l'huile sur toile

Etre dans la nuit, sombrer dans la nuit, sans même avoir assez de force pour le voir, se savoir dans cette obscurité fermée, et malgré elle voir clair, je puis encore supporter cette épreuve en riant, les yeux clos, de mon « enfantillage » 

 

Je riais comme jamais peut-être on n'avait ri, le fin fond de chaque chose s'ouvrait, mis à nu, comme si j'étais mort. 

Rire, vertige, nausée, perte de soi jusqu'à la mort. 

Chute dans l'impossible, cri sans résonance, silence d'accident mortel.  

 

    

Il faut un courage singulier pour ne pas succomber à la dépression et continuer- au nom de quoi ? Pourtant je continue, dans mon obscurité : L'homme continue en moi, en passe par là.(...) Condamné à devenir homme ou (plus), il me faut maintenant mourir (à moi-même), m'accoucher moi-même ». 

 

 

Le comble de la joie n'est pas la joie, car, dans la joie, je sens venir le moment ou elle finira, tandis que, dans le désespoir est simple : c'est l'absence d'espoir, de tout leurre. C'est l'état d'étendues désertes et je puis l'imaginer- du soleil.


textes: George Bataille. L'expérience intérieure 

peinture à l'huile sur toile : c'est moi :-)


Par Naufrage - Publié dans : Mes peintures - Voir les 10 commentaires - Communauté : peintres et tout les artistes - Ecrire un commentaire
Samedi 17 juin 2006 6 17 /06 /Juin /2006 00:00

 

 

 

 La décollation 

Le bourreau, aprés avoir enfoncé son épée dans le cou du saint étendu à terre, s'appréte à lui donner le coup de grace avec un couteau... deux personnages assistent à la scéne d'une fenétre, et la grille qui les sépare du groupe principal indique que l'action se passe dans une prison...

 

 La suppliante

 

cette oeuvre est inspiré de guernica... symbole des destructions massives de la guerre moderne

 


Par Naufrage - Publié dans : Mes é-Crits - Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 00:00

 

 

Le temps est une force invisible qui transforme et bouleverse notre vie. Il dévoile la vérité et révèle l'innocence, il détruit la jeunesse et la beauté, il alourdit le fardeau qui pèse sur le dos de l'homme, il peut au bout du compte ôter même la vie.

Il est vraie que nous sommes impuissants face aux effets et aux action du temps. Mais à travers ce temps qui parait souvent accéléré, on peut reprendre notre force dans une autre phase temporelle plus rapide. Ce temps accéléré est le temps de la création, celui de ma pratique, pendant la quelle j'ai abrégé le temps et j'ai pu sortir de l'ordre cosmique pour entrer dans un autre univers qui est l'univers de la simulation. 

 

   

Simuler les effets du temps, c'est joindre tous les événements du passé et bruler les étapes. Christine Buci-Glucksmamm note dans son livre : " Le temps de la pratique est un temps simulé, un temps qui ne représente pas analogiquement la durée comme les aiguilles d'une horloge" (1)

    

 

Cette expérience de la simplification du temps est semblable à celle de Yves Klein qui dit : " Je placais une toile, fraichement enduite de peinture, sur le toit de ma blanche Citoen. Et tandis que j'avalais la nationale sept à cent Kilomètres à l'heure, la chaleur, le froid, la lumière, le vent et la pluie firent en sorte que ma toile se trouva prématurément vieillie, trente ou quarante ans au moins se trouvaient réduits à une seule journée" (2)

 

 

 

Pendant ma pratique, les roles se sont renversés : je ne suis plus l'objet du temps, je ne le subis plus. Je suis devenu le sujet qui fait et agit sur le temps. J'ai arrété le soleil, suspendu le vol du temps en suivant le sens inverse de celui qu'empruntent les aiguilles d'une montre 


(1) : Christine Buci - Glucksmamm, L'arts à l'époque du virtuel , Ed . L'harmattan, 2003, p . 80.

(2) : Florence De méredieu: Histoire matérielle et immatérielle de l'art moderne, ed : Her larousse, 1999, P.  338.  
 


Par Naufrage - Publié dans : Mes peintures - Voir les 3 commentaires - Communauté : peintres et tout les artistes - Ecrire un commentaire
Vendredi 9 juin 2006 5 09 /06 /Juin /2006 23:50

 
Une petite voix que nous connaissons bien rend visite le soir.
Une voix d’enfant qui nous raconte ce qui se passe là-bas,

comment sont les gens, ce qu’on y trouve.

Lentement il nous berce, nous accompagne jusqu’au sommeil, nous ferme les yeux…

Non.

Rien de cela

Qu’une inépuisable, inexorable absence.

Rien qu’une mort.

Et un nom : Vincent

 Thierry Metz

 

 

 


A La mémoire de son fils Vincent, qui a été tué par une voiture le 20 may 1988, dans ses huit ans.

 

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